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Produit

Votre stock suit vos commandes — de la confirmation jusqu'au colis qui revient

Dans Nawras, le stock d'un produit n'est pas un nombre : c'est huit bacs. Une unité passe de Disponible à Alloué quand la commande est confirmée, à En transit quand le colis part, à Livré quand le client la garde — et elle revient en Quarantaine s'il la refuse, le temps d'être inspectée puis remise en vente ou mise au rebut. Aucun de ces mouvements ne se saisit à la main : ils suivent le cycle de la commande, et le total ne change que lorsque de la marchandise entre ou sort réellement de votre dépôt.

Un stock, huit bacs — et vous savez toujours où sont vos unités

Six bacs où une unité peut encore bouger, deux d'où elle ne revient jamais. Ce sont les mêmes huit nombres sur la fiche de chaque produit, sans vocabulaire à apprendre.

  • Disponible

    Ce que vous pouvez vendre maintenant. C'est le seul bac qui décide d'une rupture, et le seul que l'agent IA regarde avant de promettre un article à un client.

  • Alloué

    Réservé pour une commande confirmée qui n'est pas encore partie. L'unité est toujours chez vous, mais elle porte un nom : la revendre serait la promettre deux fois.

  • En transit

    Le colis est parti. L'unité n'est plus dans votre dépôt et n'est pas encore chez le client — elle est chez le transporteur, et elle y reste comptée.

  • RTO

    Le client n'a pas pris le colis. L'unité fait le chemin inverse, et elle n'est pas disponible pour autant : personne ne l'a encore ouverte.

  • Quarantaine

    Reçue au dépôt, pas encore jugée. C'est le bac qui empêche un article cassé de repartir en vente parce que quelqu'un était pressé.

  • Livré

    Chez le client, et comptée là. Ce n'est pas une sortie définitive : c'est de ce bac que repart une unité le jour où le client la renvoie.

Et deux bacs sans retour, qui ne servent qu'à ne pas faire disparaître ce que vous avez perdu :

  • Pertes

    Casse, vol, démarque. L'unité sort du stock vendable sans s'évaporer : elle reste comptée là, avec sa raison.

  • Retour fournisseur

    L'article repart d'où il venait. Il quitte votre stock, et la ligne qui le dit reste.

La somme des huit ne bouge que sur deux gestes : une réception fournisseur, ou un ajustement que vous avez signé. Tout le reste n'est qu'un déplacement — ce qui sort d'un bac entre dans un autre, à l'unité près.

Le stock bouge quand la marchandise bouge, jamais quand un statut change

Six étapes du cycle d'une commande, six déplacements. Chacun dans un sens connu d'avance, et une seule fois.

  • La commande est confirmée

    Disponible → Alloué

    La réservation a lieu à la confirmation, pas à l'arrivée de la commande. Une commande qui vient de tomber d'une boutique ne gèle donc rien tant que personne n'a dit oui.

  • Le colis est expédié

    Alloué → En transit

    Le stock quitte votre dépôt au moment où le bordereau part, pas au moment où vous y pensez.

  • Le client est livré

    En transit → Livré

    Et s'il n'accepte qu'une partie du colis, seule la partie livrée passe en Livré. Le reste suit le chemin du refus, article par article.

  • Le colis revient

    En transit → RTO

    Un refus, une adresse introuvable, trois tentatives sans réponse : l'unité revient vers vous et attend d'être ouverte.

  • La commande est annulée avant l'expédition

    Alloué → Disponible

    L'unité redevient vendable dans la seconde. C'est le mouvement qu'aucun tableur ne fait tout seul, et celui qui coûte le plus cher à oublier.

  • Le retour est reçu au dépôt

    RTO ou Livré → Quarantaine

    C'est ce geste-là qui déplace le stock. Pas l'ouverture du retour, pas son approbation, pas le passage du transporteur.

Demander un retour, l'approuver, attendre le ramassage : rien de tout cela ne touche vos compteurs. Tant que le colis n'est pas dans vos mains, l'unité reste comptée là où elle est vraiment. Un compteur qui bouge sur une intention est un compteur qu'il faut corriger quand l'intention ne se réalise pas — et personne ne pense jamais à le corriger.

La rupture n'interdit que ce que vous décidez — produit par produit

Le même compte peut vendre en précommande sur un article et refuser net sur un autre. Le réglage vit sur le produit, et il vaut pour la vente comme pour la confirmation : un seul bouton, jamais deux avis contraires.

  • Précommande autorisée

    Par défaut

    L'agent IA continue de proposer l'article, la commande se confirme, et le bac Disponible passe sous zéro. Vous n'êtes pas bloqué — vous êtes prévenu.

  • Vente bloquée

    Au choix, par produit

    L'agent IA cesse de proposer l'article, et la confirmation est refusée en nommant le produit, la quantité demandée et celle qui reste. Un seul produit verrouillé en manque suffit à refuser la commande entière : une commande à moitié honorée est un litige, pas une vente.

  • Surconfirmation

    L'état qui en découle

    Celui d'un produit dont le Disponible est négatif. Ce n'est pas une erreur à cacher : c'est le nombre d'unités que vous devez à des clients qui ont déjà dit oui.

Vous fixez deux seuils par produit — celui qui déclenche « stock faible », celui qui déclenche « stock critique ». Ils ne servent qu'à vous prévenir : ils n'empêchent aucune vente.

Cinq alertes existent — stock faible, stock critique, rupture, surconfirmation, et retour à la normale. Elles partent au CHANGEMENT d'état, pas à chaque vente : un produit qui reste bas trois jours donne une notification, pas trois cents. Et elles s'écrivent au même instant que le mouvement qui les provoque — soit les deux, soit aucun des deux.

Un retour reçu ne repart pas en vente parce que quelqu'un était pressé

Quatre étapes, chacune avec son délai. Une unité sort de la quarantaine par une décision signée, jamais par lassitude.

  1. Le jour même

    Réception

    Le colis est dans vos mains. Les unités passent en Quarantaine et un ticket s'ouvre par article — un ticket, un produit, sa quantité et la commande d'où il vient.

  2. 7 jours

    Inspection

    Vous notez l'état de l'article et celui de son emballage, avec un motif et, si vous voulez, des photos. Article neuf ET emballage neuf : la remise en vente est automatique — c'est le cas le plus fréquent, et lui imposer une décision manuelle ne protégerait de rien.

  3. 3 jours

    Décision

    Trois issues : remise en vente, mise au rebut, ou retour au fournisseur. Le reconditionnement n'en est pas une quatrième — c'est une étape, cinq jours, au bout de laquelle l'article ressort par l'une des trois.

  4. 1 jour

    Sortie

    Le stock bouge d'abord, le ticket se ferme ensuite. Dans cet ordre : un ticket fermé sur un stock qui n'a pas bougé est un mensonge que plus personne ne va vérifier.

Un délai dépassé n'est pas silencieux. Le ticket garde la trace de chaque dépassement, et vous êtes prévenu une fois par dépassement — pas une fois par nuit jusqu'à ce que vous coupiez vos notifications.

Chaque mouvement laisse une ligne, et cette ligne dit qui, quand et pourquoi

Ce n'est pas un historique d'écran. C'est la source à partir de laquelle vos compteurs sont recalculés chaque nuit.

Une ligne par mouvement

Le type de mouvement, la quantité, le bac de départ et celui d'arrivée, l'auteur et son rôle, le motif, et la commande concernée s'il y en a une.

Un motif, pas une note libre

Casse en entrepôt, démarque, correction d'inventaire, réception fournisseur : le motif se choisit dans une liste fermée. Une note libre se lit une fois ; une liste fermée se compte à la fin du mois.

Rejoué, jamais appliqué deux fois

Chaque mouvement porte l'identité de l'événement qui l'a produit. Si cet événement revient — une relance, une coupure réseau, un clic répété — le mouvement est reconnu et ignoré.

Un ajustement à la main se signe

La note est obligatoire, l'état des bacs avant et après est enregistré, et le geste apparaît dans le journal au même titre qu'une livraison. Personne ne corrige un stock anonymement.

L'inventaire physique fait exception à la règle du delta : vous envoyez le nombre que vous avez COMPTÉ, et l'écart est calculé à l'instant exact où il est écrit. Le calculer depuis l'écran reviendrait à corriger un stock lu plusieurs minutes plus tôt — donc à effacer, sans le voir, tout ce qui a bougé entre-temps.

Chaque nuit, vos compteurs sont recalculés depuis le journal

À minuit, heure de Casablanca — le creux d'activité d'une journée COD, quand aucune confirmation n'est en vol.

On rejoue, on compare

Pour chaque produit, la somme de tous ses mouvements est recalculée puis confrontée aux huit compteurs affichés. Zéro écart est le résultat attendu : ce rapprochement est un filet, pas une réparation de routine.

On corrige, et la correction se voit

Un écart est corrigé automatiquement, et la correction passe par le journal comme n'importe quel autre mouvement — donc datée, attribuée, et réversible.

Une fiche d'écart par produit et par jour

Elle garde les compteurs d'avant, le résultat du rejeu, l'écart bac par bac et la cause suspectée. C'est ce qui permet de comprendre une semaine plus tard, quand plus personne ne se souvient de rien.

Une alerte, graduée

Vous êtes prévenu de tout écart. Au-delà de 10 % du stock du produit, l'alerte passe en critique : ce n'est plus un arrondi, c'est un incident.

Une correction n'est jamais recomptée au passage suivant : elle est écrite pour être lue par un humain, et exclue du rejeu. La compter deux fois figerait l'écart pour toujours — le rapprochement se mettrait à défendre l'erreur qu'il vient de corriger.

Trois choses que Nawras vous refuse, et c'est ce qui garde vos compteurs justes

Un compteur de stock ne casse presque jamais en s'écrivant mal. Il casse quand on change, sous lui, l'identité de ce qu'il compte.

  • Le code article ne change plus après la création

    C'est le seul identifiant que le stock connaisse. Le modifier sur un produit déjà vendu libérerait tout l'historique qui pointe vers l'ancien code : des mouvements sans produit, un produit sans passé, et deux totaux qui ne se rejoignent plus. Vous pouvez tout changer d'un produit — son nom, son prix, ses photos, sa fiche entière — sauf ça.

  • Un produit engagé ne se désactive pas et ne se supprime pas

    Tant qu'il reste des unités Alloué, En transit, RTO ou en Quarantaine, le produit refuse de disparaître, et il vous dit lesquelles le retiennent. Des colis en route dont l'article n'existe plus, ce sont des retours qu'on ne saura plus où ranger.

  • Le stock ne s'écrit que par une porte

    Aucun écran ne touche un compteur directement. Chaque mouvement passe par le même passage — celui qui vérifie, journalise, alerte et reconnaît un événement déjà traité. C'est ce qui fait qu'un stock juste le reste quand trois personnes travaillent en même temps.

Et une variante n'est pas une ligne dans un produit : chaque taille, chaque couleur a son propre code article et ses propres huit bacs. Une rupture sur le 42 noir n'arrête pas la vente du 43 blanc.

Les questions qu'on pose avant de confier son stock

Je ne veux pas suivre le stock de tous mes produits.

Alors ne leur donnez pas de code article. Une ligne de commande sans code article ne consomme rien, ne bloque rien et ne déclenche aucune alerte : elle passe. Le suivi est une décision produit par produit, pas un mode qu'on allume pour tout le compte — vous pouvez suivre les dix références qui coûtent cher et laisser le reste tranquille.

Mes produits ont des tailles et des couleurs. Comment le stock se compte ?

Chaque variante est un article à part entière : son propre code, son propre stock, ses propres seuils d'alerte, et son propre prix si vous le voulez. Le produit parent est un modèle, pas un pot commun — il ne détient aucune unité. Concrètement, le 42 noir peut être en rupture pendant que le 43 blanc se vend, et l'agent IA le sait avant de répondre au client.

Que se passe-t-il si je vends plus que ce que j'ai en stock ?

Par défaut, la vente passe et le produit bascule en surconfirmation : le Disponible devient négatif, et vous recevez une alerte qui dit combien d'unités vous devez. Si vous préférez que ce soit impossible, verrouillez le produit — la confirmation sera refusée en nommant l'article et la quantité manquante. Une précision qu'on ne lit nulle part ailleurs : deux confirmations lancées à la même seconde peuvent passer toutes les deux, parce que le contrôle lit le stock juste avant d'écrire. C'est assumé, et c'est précisément pour ça que la surconfirmation existe — elle rend la dette visible au lieu de faire comme si elle n'avait pas eu lieu.

Comment je fais mon inventaire physique ?

Vous comptez, puis vous saisissez le nombre trouvé — pas l'écart. Nawras calcule la différence au moment même où il l'écrit, ajoute une ligne au journal avec le motif « comptage » et votre note, puis met à jour l'état du produit. C'est la seule façon de ne pas écraser une commande confirmée pendant que vous étiez dans le dépôt, le carnet à la main.

Le stock affiché ne correspond pas à ce que je compte dans mon dépôt.

Regardez d'abord la fiche d'écart de la nuit. Si elle est vide, vos compteurs sont d'accord avec l'historique : la différence est physique — un article sorti sans être déclaré, une casse non saisie, un colis parti en dehors du système. Aucun logiciel ne peut la voir. Il peut en revanche vous dire qu'il n'en est pas la cause, ce qui est déjà la moitié du chemin. Ensuite, un inventaire remet le compteur d'aplomb, et la ligne qui le dit reste au journal.

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Marchand avançant sur un chemin indigo vers un cockpit COD organisé.